lundi 27 août 2018

L'écriture... et Fanny André



 
Aujourd'hui, je vous présente : Fanny André.

Après une formation littéraire, Fanny André a poursuivi ses études aux Beaux-Arts.

Elle vit dans les Alpes, où elle travaille comme thérapeute et où elle enseigne les arts plastiques.

Après avoir remporté plusieurs concours littéraires en 2014, Camping Dating (2015) est son premier roman publié.



☐ Travail à côté
☐ Entièrement dévouée à l’écriture
Mmmh, entre les deux ? Je vis principalement de l’écriture, 95% cette année et très peu de mon autre travail. Mais je fais partie des indépendants depuis des années, donc chaque année mon emploi du temps fluctue. Il y a deux ans je bossais à 60% écriture/40% de deux autres boulots. Bref, ça dépend des années et des opportunités, mais l’écriture a pris beaucoup de place.


Comment as-tu commencé à écrire ? 


Par hasard ? Je ne sais plus en fait. J’avais six ans ou quelque chose comme ça quand j’ai écrit ma première histoire. Vu mon niveau d’écriture de l’époque, j’ai eu le droit à une petite aide pour la mettre en forme et on me l’a imprimée sur du joli papier, format petit livre genre A5 que j’ai voulu montrer à la planète entière ! Un trauma d’enfance assez classique quoi ! Je ne m’en suis pas remise je suppose et j’ai cherché à renouveler l’expérience des années plus tard.

J’ai recommencé à écrire à l’adolescence, tous les soirs une nouvelle pour me vider la tête. Des dizaines de débuts de romans… dont aucun n’avait jamais de fin. Je n’ai rien osé relire. .


 

Dernières publications  



Urban Fantasy - Bane Seed - Collection Infinity/MxM Bookmark
Fantastique - À Jamais - Edition Addictives
New Adult - Graff Cœur - Marabout/BMR





Relirais-tu ton premier roman / première nouvelle ? 


J’ai relu mon deuxième roman fini, pas le premier, même si dans les faits, j’ai dû les finir presque en même temps. Je suppose que je pourrais, par curiosité, mais il y aurait un boulot DINGUE dessus.



L’écriture au quotidien 


Décrivez-nous comment vous aimeriez écrire (rythme, journée type…) 


Mes bonnes journées d’écriture sont quand je me discipline parfaitement. Réseaux sociaux en « off », boîte mail éteinte (un éditeur qui vous demande quand arrive le texte, ça vous empêche parfois de vous concentrer sur votre texte, bizarrement ! ), pas d’enfants at home (oui, parce que bizarrement les 1001 interruptions « maman c’est où… », ça flingue la concentration), musique ou pas, une tasse de thé et le doc word ouvert… J’ai appris à écrire dans toute situation. J’ai un peu enchaîné les deadlines et le côté « j’attends l’inspiration », œil dans le vague, tel l’artiste maudit, ça ne me correspond plus vraiment. C’est comme tout, il faut écrire beaucoup et on apprend à le faire quoi qu’il arrive et quoi qu’on fasse.

Et tant mieux. Ça désacralise les choses, on sait qu’on sort un premier jet, et qu’il faudra juste le rebosser ++ pour qu’il soit meilleur, ainsi, on écrit ET on finit ses romans.



Réalité 


Les réseaux sociaux ! Ennemis numéro 1 ! Ennemi numéro 2, avoir plusieurs éditeurs fait s’entrecroiser les plannings, dates de rendus… je peux être à fond sur un nouveau projet, mais d’un coup, on arrête tout, on me dit « corrections édito ! » et je m’y mets. J’ai un roman de 300 000 signes qui était à 1 chapitre de la fin, il a patienté 2 mois avant que je puisse le rouvrir. Je viens de finir un New Adult où je me suis bien amusée, il a été en stand-by quasiment un an et je pourrais continuer la liste. Au fur et à mesure, j’arrive à moins laisser des projets de côté, j’ai presque tout sorti des tiroirs… mais pas tout.


Votre partie préférée 


On parle de la romance, je suppose ? Dans une romance j’aime le début. Parce que c’est ça qu’on
aime toutes je crois. Il y a ensuite des étapes logiques, le baiser, le sexe… Bref, le début, c’est le plus dur. Quand la magie opère et que l’atmosphère se met en place. Il faut trouver le petit truc en plus qui change tout, qui donne du sel à ce moment qu’on a toutes envie de revivre, de rêver à nouveau même en étant en couple et folle amoureuse. Lire une romance, c’est pouvoir retomber amoureuse virtuellement 1001 fois, le fameux truc de vivre de nombreuses vies en une, super pouvoir du lecteur.

Après, j’aime travailler le cadre et les thèmes un peu atypiques (graff, danse, univers surnaturel…), le sexe ne me gêne pas à écrire (je sais que ça arrive à certaines collègues).


Votre technique de relecture/correction 


Je laisse souvent – si possible, ce n’est pas toujours le cas – reposer le manuscrit en bossant sur un autre, puis j’y reviens l’œil « neuf ». Ensuite, après une relecture complète, retravail avec Antidote… Je supplie mes bêta-lectrices en faisant le chat potté d’y jeter un œil. J’en ai trouvé deux qui sont supers et très carrés, elles sont très différentes et se complètent bien. Elles m’ont beaucoup fait grandir comme autrice. Je cherchais vraiment des relectrices qui ne vont pas me dire « J’adore, c’est super » : ça ne fait pas avancer. Il faut dire les passages mous, ce qui n’est pas clair… et je crois avoir bien développé ma capacité à me blinder, j’encaisse les remarques sans broncher.

Le travail avec les éditeurs apprend ça aussi. Ils ne sont pas là pour vous féliciter toute la journée, ils sont là pour faire évoluer le livre et le rendre meilleur, j’aime beaucoup ça.

Après pour la « méthode » tout par ordi, je milite pour la sauvegarde des arbres et mon livre ne devient papier qu’en libraire comme ça ;)


Anecdote liée à l’écriture.


Voir mon livre en librairie. C’est bête, c’est cliché… mais ça devenait réel. J’avais écrit un roman, un éditeur l’avait choisi et m’avait aidée à le retravailler… et il était là, dans une librairie au milieu d’un rayon ! Boum au cœur, envie de chouiner un coup, fierté, reconnaissance… tout était là.

Le prochain « rêve » que j’ai, mais là je vise très très haut, à mon avis, ça n’arrivera pas ou pas avant 20 ou 30 ans, donc je me fais un but à atteindre « high level » pour me pousser à écrire très longtemps, c’est de voir quelqu’un lire mon livre quelque part par hasard. À une terrasse de café, à la plage, dans un métro… Bon, ce n’est pas demain la veille, mais j’ai encore quelques années à vivre et je suis capable de devenir une vieille dame juste pour ça. Donc, « let’s keep working » !




Merci beaucoup Fanny pour tes réponses.
Perso, j'avais passé un bon moment avec Camping Dating, un livre d'actualité 😉

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