mardi 25 septembre 2018

L'écriture... et Alex Nicol




Demat ! Aujourd'hui, je vous présente : Alex Nicol, un auteur qui met à l'honneur une région connue de tous, la Bretagne.

Alex Nicol est né à Madagascar dans une famille bretonne, Ses parents revenus en France à Maubeuge, il est devenu instituteur, a travaillé pendant 3 ans à Madras, a créé l'Alliance française de Chandigarh au Pundjab, puis pendant 6 ans a dirigé le centre culturel français de Djeddah en Arabie saoudite. Il a passé le CAPES d'anglais puis est devenu chef d'établissement en Bretagne.

Il avait publié quelques nouvelles et s'est mis à écrire des romans d'aventure. 18 romans aux éditions du 38 dont deux traduits en allemand et un en italien. Le 19eme sortira en septembre. Ses romans se passent en Bretagne mais les prochains devraient voir ses deux héros parcourir le monde..


☐Travail à côté
☐ Entièrement dévouée à l’écriture
Mon premier roman a été publié à une époque où je travaillais comme chef d’établissement. Curieusement la pression exercée par le quotidien de cette activité pouvait être compensée par l’écriture, un temps d’échappatoire loin des bisbilles et crises que sait susciter l’Education nationale. De fait je sortais deux romans par an. Lorsque je suis parti en retraite, le rythme est tombé à un par an.


Comment as-tu commencé à écrire ? 


Ah ! Ecrire ! Ecrire ! Qui n’a pas rêvé un jour de se glisser dans la peau d’un prix Goncourt après avoir noirci des pages romanesques au ton subtil digne des illustres prédécesseurs de la langue de Molière…Pourtant la réalité est beaucoup plus simple. Une envie de coucher sur le papier des ressentis, des paysages, des rencontres, un peu comme un peintre qui ferait des croquis au cours d’une balade dans la campagne. Et puis vient l’envie de mettre tout ça en musique parce que le plaisir est au rendez-vous, parce que la création littéraire suscite au niveau neuronal une sorte de bien-être doucereux, une drogue peut-être mais sans danger pour l’organisme. Enfin vient le moment où on vous sollicite pour écrire quelque chose qui va être diffusé. Dans mon cas il s’agissait de nouvelles dans le magazine d’une association de Français expatriés en Arabie. Et là, on passe à une nouvelle étape : on n’écrit plus que pour soi mais aussi pour les autres. Comment vont-ils réagir ? Le plaisir créatif sera-t-il perçu par le lecteur ? Les réactions positives m’ont conforté dans l’idée que je pouvais être à la hauteur d’une demande. Et vint le saut dans le réel : passer d’une nouvelle de quelques pages à un roman. Et enfin lorsqu’on reçoit le premier exemplaire imprimé, on se dit qu’on a bien travaillé et qu’on peut continuer.


 

 

 

 

 

Dernières publications


Denier roman : « L’affaire Suzy Zappa » (genre polar mais je préfèrerais le mettre dans le type « roman d’aventures » (Éditions du 38)





 

Relirais-tu ton premier roman / première nouvelle ? 


Non, je relis rarement une fois que le roman est publié. Il ne m’appartient plus, il est devenu la propriété du lecteur et chacun va y mettre une part de son imaginaire pour partager, pendant la lecture les aventures du héros.



L’écriture au quotidien 


Décrivez-nous comment vous aimeriez écrire (rythme, journée type…) 


L’idée germe au départ d’une rencontre, d’un article de journal, d’un événement, d’un voyage…Je suis devenu attentif à tous ces petits faits de la vie pour lesquels je peux me poser la question : est-ce que ça pourrait servir à une intrigue ? Puis je laisse macérer comme une bonne recette et des personnages, des événements, vont alimenter ma réflexion jusqu’au moment où j’estime être en mesure de commencer l’écriture. Je connais l’intrigue et je connais l’issue. Le temps de l’écriture sera ensuite variable une demi heure un jour, plusieurs heures un autre jour ou rien du tout. Tout se fait au « feeling » et jamais sous pression.



Réalité 


Merci l’informatique qui permet de revenir en arrière sur le texte et le modifier pour le rendre cohérent avec un élément qui est venu se rajouter par la suite.

Merci Internet et Google Maps qui permet de se promener dans une rue et de la décrire avec la précision voulue.


Votre partie préférée 


Il n’y a pas de moment préféré. Chaque temps d’écriture est un bonheur en soi. Et puis il y a ce moment ou on rédige la dernière phrase et là, un peu comme un orfèvre qui cisèle un bijou, on se dit : ca y est ! C’est bien !


Votre technique de relecture/correction 


Je relis au fur et à mesure que j’écris. Ensuite lorsque le manuscrit est envoyé à l’éditrice, il revient avec ses remarques qui se sont avérées toujours justifiées. Là c’est une relecture complète en notant les modifications demandées.


Anecdote liée à l’écriture.


Voici un petit texte que j’ai reçu récemment et qui m’a beaucoup ému :

Ce petit mail pour vous raconter une jolie petite histoire. Mon époux, 53 ans et n'a jamais lu de sa vie, la découverte de la dyslexie n'étant pas arrivée dans notre campagne normande lorsqu'il était enfant ! 

Il y a un peu plus d'un an j'ai acquis une liseuse, que je peux faire suivre partout, mon cher et tendre en a demandé une, pensant pouvoir lire plus facilement sur ce type de support. Connaissant ses goûts, j'ai acheté la version numérique d'un de vos romans, et.... Il en est au 8ème ! Je suis réellement très contente de ce petit miracle dû en partie à votre talent ! Il est devenu l'un de vos fans, allant même jusqu'à me lire des passages de vos romans, ou s'interrogeant sur la part de réel et d'imaginaire..




Trugarez Alex pour avoir pris le temps de répondre à nos questions.
Kenavo !

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