mardi 11 septembre 2018

L'écriture... et Lucille Rybacki





Aujourd'hui, je vous présente : Lucille Rybacki.




✘ Travail à côté (Même si pour l’instant je ne peux pas travailler, je n’envisage pas de me concentrer uniquement à l’écriture.)
☐ Entièrement dévouée à l’écriture



Comment as-tu commencé à écrire ? 


Eh bien de base, je détestais écrire et lire. Pourtant vers mes 13-14 ans, la couverture d’une série littéraire de fantasy (très connue à l’époque) a retenu mon attention, alors je me suis lancée et depuis, je n’ai jamais cessé de lire ! Je me suis mise ensuite à écrire des fanfictions sur des films que j’aimais, avant de me lancer sur mon premier roman. Ce livre est devenu par la suite mon principal objectif, surtout à mes 16 ans, quand j’ai dû abandonner tous mes projets à cause d’un problème de santé assez sérieux. Cela occupait mon esprit, et me permettait donc de m’évader et d’oublier mes soucis.


 

Dernières publications  



L’Intégrale de la série « Reflet d’Encre », publiée chez Nutty Sheep Editions. Fantastique.

Et les deux premiers tomes de ma trilogie « Le Souffle des Anges », publiée chez Something Else Editions. Fantastique.






Relirais-tu ton premier roman / première nouvelle ? 


En fait, mon premier roman est une version très… mal écrite du « Souffle des Anges ». Il n’avait pas encore ce titre, et l’intrigue était différente. Je le relirais seulement pour rire, tellement mon niveau en orthographe et en conjugaison était mauvais. Sans parler de l’histoire, qui était pleine d’incohérences.



L’écriture au quotidien 


Décris-nous comment tu aimerais écrire (rythme, journée type…) 


De plusieurs façons ! J’aimerai écrire surtout la nuit, en fait. J’aurais l’impression d’être davantage dans l’ambiance de mes romans, qui ont un univers assez sombre. Ou alors, avoir l’occasion d’écrire toute la journée, en étant happée par mon histoire sans devoir m’interrompre. En fond, je ferais tourner un album de l’un des groupes que je préfère et surtout, j’insisterai auprès de mes proches pour ne pas être dérangée. Encore mieux, aller écrire dehors, comme je vis dans une ville assez touristique avec de beaux monuments et paysages. Et le top du top, écrire sans ressentir de douleur ! Là, je crois que ça serait idéal : la meilleure façon d’écrire pour moi.



Malheureusement la réalité 


Malheureusement, en ce moment je peine un peu à écrire. Je ne suis vraiment pas organisée, j’écris quand j’en ai envie, ce qui fait que des fois, mes histoires stagnent depuis plusieurs semaines sans que je n’ai réussi à avancer de ne serait-ce qu’un ou deux paragraphes. Je parlais d’écrire la nuit, seulement, à cause de certains traitements, il m’arrive de m’endormir très tôt, donc c’est vraiment infaisable. J’ai dû mal à rester concentrer sur mon histoire, souvent parce que j’ai d’autres choses à faire, des imprévus et du coup… L’inspiration passe. Quant à rejoindre l’extérieur pour écrire, une fois encore, c’est difficile puisque je suis souvent dans le coltard… Alors je reste chez moi la plupart du temps, quand je n’ai pas d’obligations qui font que je doive sortir. J’essaie quand même de m’accrocher, parce que j’aime ça, hélas mon quotidien (comme pour beaucoup d’autres auteurs ) est loin de ressembler à celui romancier qui passe la journée dans son bureau, installé derrière son écran à boire son café, emporté par son inspiration. Dans mon cas, je m’imagine plutôt entourée de paperasserie à régler, de médicaments à prendre, et enfin de mon histoire, qui attend depuis des jours que je m’occupe d’elle lol


Votre partie préférée 


J’adore les débuts, à tel point que j’ai plein d’histoires qui n’ont pas de fin. Souvent, une idée me traverse, je me lance et ensuite… Eh bien, voilà, j’aurais écris au moins un joli début… Sinon, j’aime beaucoup les scènes de rencontre, ou alors, de dénouement, quand les personnages découvrent la vérité et que cela les chamboule aussi bien eux que les lecteurs (du moins, j’espère). J’apprécie aussi l’action, les scènes de combat avec une touche de violence, et parfois même de sensualité !


Votre technique de relecture/correction 


A part pour le premier tome du Souffle des Anges, lors de sa dernière correction seulement, je n’ai jamais eu de bêta-lectrice. Je ne suis donc pas organisée (ah bah oui, forcément, vu comment j’écris), et j’aurais tendance parfois à relire dix fois les mêmes chapitres, m’y attarder et y perdre du temps, plutôt que de relire d’abord l’intégralité du roman pour être sûre de ne pas modifier quelque chose qui va entraîner des incohérences par la suite. De toute façon, à chaque fois que j’écris un nouveau chapitre, il faut au moins que je relise les deux précédents pour me remettre dans l’ambiance. Et avec la correction, c’est un peu pareil, ce qui fait que j’y passe énormément de temps. J’aurais même tendance à ne jamais être satisfaite de ce que j’écris... Je n’ai vraiment pas de technique particulière, en fait. C’est un vrai bazar dans ma tête !


Anecdote liée à l’écriture.


Peut-être le jour où je devais envoyer mon manuscrit à un concours (Nouvelles Plumes – France Loisirs), et qu’au même moment, Word a planté et a ‘détruit’ partiellement le fichier ? Oui, ça c’est pour l’épisode angoissant de la vie d’un écrivain. Sinon, j’en ai plusieurs, comme tout ce qui concerne les dédicaces et les rencontre avec les lecteurs. Savoir que des gens prennent votre histoire au sérieux, parlent de vos personnages comme s’ils étaient réels… C’est juste wouah ! Ensuite, il y a aussi tout ce qui concerne les rencontres/amitiés que l’on fait dans ce milieu, certaines marquent plus que d’autres et vous poussent à avancer, à vous motiver pour ne rien lâcher. Il y a vraiment beaucoup de choses qui me touchent depuis que je me suis lancée dans l’écriture, et même si c’est une aventure qui n’est pas de tout repos (comme la recherche d’une maison d’édition qui peut être parfois déprimante), je ne regrette pas de m’être lancée. Pour finir, dernièrement, un membre de ma famille m’a contacté pour dire qu’il avait vu une jeune femme lire mon roman tandis qu’elle patientait avec elle quelque part. Ce n’est peut-être rien mais… Si on m’avait dit il y a dix ans que non loin de chez mois, des lecteurs allaient découvrir mes histoires, publiée chez un éditeur… Je n’y aurais pas cru ! Je pense que c’est ça qui me marque le plus dans ma vie d’écrivain : prendre davantage conscience certains jours que ce rêve que je ne pensais jamais atteindre, est devenu réalité.




Merci Lucille pour tes réponses !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire