mardi 25 septembre 2018

L'écriture... et Alex Nicol




Demat ! Aujourd'hui, je vous présente : Alex Nicol, un auteur qui met à l'honneur une région connue de tous, la Bretagne.

Alex Nicol est né à Madagascar dans une famille bretonne, Ses parents revenus en France à Maubeuge, il est devenu instituteur, a travaillé pendant 3 ans à Madras, a créé l'Alliance française de Chandigarh au Pundjab, puis pendant 6 ans a dirigé le centre culturel français de Djeddah en Arabie saoudite. Il a passé le CAPES d'anglais puis est devenu chef d'établissement en Bretagne.

Il avait publié quelques nouvelles et s'est mis à écrire des romans d'aventure. 18 romans aux éditions du 38 dont deux traduits en allemand et un en italien. Le 19eme sortira en septembre. Ses romans se passent en Bretagne mais les prochains devraient voir ses deux héros parcourir le monde..


☐Travail à côté
☐ Entièrement dévouée à l’écriture
Mon premier roman a été publié à une époque où je travaillais comme chef d’établissement. Curieusement la pression exercée par le quotidien de cette activité pouvait être compensée par l’écriture, un temps d’échappatoire loin des bisbilles et crises que sait susciter l’Education nationale. De fait je sortais deux romans par an. Lorsque je suis parti en retraite, le rythme est tombé à un par an.


Comment as-tu commencé à écrire ? 


Ah ! Ecrire ! Ecrire ! Qui n’a pas rêvé un jour de se glisser dans la peau d’un prix Goncourt après avoir noirci des pages romanesques au ton subtil digne des illustres prédécesseurs de la langue de Molière…Pourtant la réalité est beaucoup plus simple. Une envie de coucher sur le papier des ressentis, des paysages, des rencontres, un peu comme un peintre qui ferait des croquis au cours d’une balade dans la campagne. Et puis vient l’envie de mettre tout ça en musique parce que le plaisir est au rendez-vous, parce que la création littéraire suscite au niveau neuronal une sorte de bien-être doucereux, une drogue peut-être mais sans danger pour l’organisme. Enfin vient le moment où on vous sollicite pour écrire quelque chose qui va être diffusé. Dans mon cas il s’agissait de nouvelles dans le magazine d’une association de Français expatriés en Arabie. Et là, on passe à une nouvelle étape : on n’écrit plus que pour soi mais aussi pour les autres. Comment vont-ils réagir ? Le plaisir créatif sera-t-il perçu par le lecteur ? Les réactions positives m’ont conforté dans l’idée que je pouvais être à la hauteur d’une demande. Et vint le saut dans le réel : passer d’une nouvelle de quelques pages à un roman. Et enfin lorsqu’on reçoit le premier exemplaire imprimé, on se dit qu’on a bien travaillé et qu’on peut continuer.


 

 

 

 

 

Dernières publications


Denier roman : « L’affaire Suzy Zappa » (genre polar mais je préfèrerais le mettre dans le type « roman d’aventures » (Éditions du 38)





 

Relirais-tu ton premier roman / première nouvelle ? 


Non, je relis rarement une fois que le roman est publié. Il ne m’appartient plus, il est devenu la propriété du lecteur et chacun va y mettre une part de son imaginaire pour partager, pendant la lecture les aventures du héros.



L’écriture au quotidien 


Décrivez-nous comment vous aimeriez écrire (rythme, journée type…) 


L’idée germe au départ d’une rencontre, d’un article de journal, d’un événement, d’un voyage…Je suis devenu attentif à tous ces petits faits de la vie pour lesquels je peux me poser la question : est-ce que ça pourrait servir à une intrigue ? Puis je laisse macérer comme une bonne recette et des personnages, des événements, vont alimenter ma réflexion jusqu’au moment où j’estime être en mesure de commencer l’écriture. Je connais l’intrigue et je connais l’issue. Le temps de l’écriture sera ensuite variable une demi heure un jour, plusieurs heures un autre jour ou rien du tout. Tout se fait au « feeling » et jamais sous pression.



Réalité 


Merci l’informatique qui permet de revenir en arrière sur le texte et le modifier pour le rendre cohérent avec un élément qui est venu se rajouter par la suite.

Merci Internet et Google Maps qui permet de se promener dans une rue et de la décrire avec la précision voulue.


Votre partie préférée 


Il n’y a pas de moment préféré. Chaque temps d’écriture est un bonheur en soi. Et puis il y a ce moment ou on rédige la dernière phrase et là, un peu comme un orfèvre qui cisèle un bijou, on se dit : ca y est ! C’est bien !


Votre technique de relecture/correction 


Je relis au fur et à mesure que j’écris. Ensuite lorsque le manuscrit est envoyé à l’éditrice, il revient avec ses remarques qui se sont avérées toujours justifiées. Là c’est une relecture complète en notant les modifications demandées.


Anecdote liée à l’écriture.


Voici un petit texte que j’ai reçu récemment et qui m’a beaucoup ému :

Ce petit mail pour vous raconter une jolie petite histoire. Mon époux, 53 ans et n'a jamais lu de sa vie, la découverte de la dyslexie n'étant pas arrivée dans notre campagne normande lorsqu'il était enfant ! 

Il y a un peu plus d'un an j'ai acquis une liseuse, que je peux faire suivre partout, mon cher et tendre en a demandé une, pensant pouvoir lire plus facilement sur ce type de support. Connaissant ses goûts, j'ai acheté la version numérique d'un de vos romans, et.... Il en est au 8ème ! Je suis réellement très contente de ce petit miracle dû en partie à votre talent ! Il est devenu l'un de vos fans, allant même jusqu'à me lire des passages de vos romans, ou s'interrogeant sur la part de réel et d'imaginaire..




Trugarez Alex pour avoir pris le temps de répondre à nos questions.
Kenavo !

dimanche 23 septembre 2018

L'écriture... et Elyséa Raven




Aujourd'hui, je vous présente : Elyséa Raven




✘ Travail à côté
☐ Entièrement dévouée à l’écriture





Comment as-tu commencé à écrire ? 


J’ai commencé à écrire après avoir commencé la lecture de manière assidue. J’avais 11/12 ans quand j’ai débuté, donc ! Je lisais Twilight et je me suis dit : « Moi aussi je veux faire pareil ! Moi aussi je veux écrire des histoires ! » alors c’est ce que j’ai fait. Je me sentais aussi peut-être seule, j’avais besoin de m’occuper et de mettre des mots sur mon imaginaire. J’ai commencé par des petites histoires, puis j’en eu très vite marre et je me suis mise à rédiger des chapitres entiers pour un roman, et les choses ont continué ainsi !


 

Dernières publications  



Mon premier roman, La Cité des Anges, sortira fin novembre chez Something Else Edition. C’est le premier tome d’une trilogie fantastique !






Relirais-tu ton premier roman / première nouvelle ? 


JEh bien, oui ! Pas vraiment le choix quand on travaille sur un roman depuis 7 ans et demi quand c’est le premier. Pour ma première nouvelle (écrite il y a 10 ans, figurez-vous que je l’aie toujours et que je rigole beaucoup quand je la relis !)



L’écriture au quotidien 


Décris-nous comment tu aimerais écrire (rythme, journée type…) 


J’aimerais avoir une journée ou deux par semaine que je pourrais dédier à ma passion pour l’écriture.

J’aimerais écrire bien plus que ce que je ne le fais actuellement, même si mon rythme me convient. J’aimerais avoir plus de calme, que les journées durent 24h, écrire beaucoup plus vite aussi !



Malheureusement la réalité 


Avec le travail à côté (je suis correctrice chez deux maisons d’édition et éditrice de visual novels), j’ai découpé mes journées en deux : matin écriture, après-midi correction ! L’écriture me prend entre 1h et 2h, tout dépend de si je suis inspirée, si mon brouillon de chapitre est rédigé et surtout si j’ai assez de motivation ! En ce moment, c’est le Camp NaNoWriMo, alors j’écris tous les matins entre 800 et 1600 mots.


Votre partie préférée 


Même si cela arrive assez rarement, j’adore écrire la fin d’un roman, chercher les bons mots pour créer un cliffhanger, pour que le lecteur soit submergé d’émotions… Mais j’aime également écrire le début d’un roman, poser une ambiance, les bases de l’intrigue, construire le personnage ! Ceci dit, ce n’est jamais évident pour moi, cette dernière étape, car tous mes romans contiennent multiples points de vue, alors en plein milieu du roman devoir se mettre dans la peau d’un nouveau personnage… Pas évident !


Votre technique de relecture/correction 


Je vérifie d’abord les fautes de frappe et la ponctuation, plus la conjugaison, l’orthographe et la conjugaison, et je termine par les répétitions ! Une fois que le texte est propre : mise en page !


Anecdote liée à l’écriture.


Lorsque j’ai reçu mon contrat d’édition pour La Cité des Anges. Surtout lorsque Mandy, mon éditrice, me l’a proposé au salon du livre de Paris. Un grand moment ! J’ai véritablement eu l’impression que c’était une délivrance, la récompense de 10 ans d’écriture, de travail acharné. Ce contrat d’édition, je l’ai vu comme un trésor, une victoire. Et puis derrière, tout le soutien que j’ai reçu de mes proches et de mes ami(e)s, je me suis sentie entourée et soutenue, ça m’a fait beaucoup de bien !




Merci Elyséa, et tout plein de bonnes ondes pour ce premier roman.

jeudi 20 septembre 2018

L'écriture... et Christine Machureau




Aujourd'hui, je vous présente : Christine Machureau.

Menant de front une vie de famille, une carrière commerciale, des recherches en histoire et en religions anciennes pendant cinquante ans, Christine Machureau s’affirme comme une romancière du Moyen-Âge.

Ayant enfin à elle les vingt-quatre heures du jour libérées de toute obligation, c’est avec une écriture précise et une grande rigueur (acquise pendant ses études scientifiques) qu’elle manie l’Histoire, mêlée et enrichie du quotidien. Son souci du détail, de l’atmosphère et de la sensibilité humaine va jusqu’à s’immerger dans les divers pays où la mèneront ses enquêtes et ses recherches.

Une véritable passion des voyages lui fera couramment évoquer avec admiration Alexandra David Neel. Appréhender les horizons lointains est une coutume familiale à laquelle elle n’a pas dérogé. Ces derniers enrichissent considérablement ses romans. Ainsi une expatriation de huit années lui permit l’écriture originale de deux romans se déroulant en Polynésie française.

Elle qualifie son écriture d’« écriture immersive », tant son besoin de peindre l’humanité profonde de tous ses personnages, avec leurs dons, leurs défauts et leurs préoccupations, est vivace.






Comment as-tu commencé à écrire ? 


Un matin, devant mon ordinateur. Je me suis arrêtée 800 pages plus tard.


 

 

Dernières publications  



Deux tomes sur la préhistoire, la saga Éool : La Révolte, La Malédiction d’Amarok.

La Femme d’un Dieu. Roman historique.






Relirais-tu ton premier roman / première nouvelle ? 


Absolument. Avec toujours cette impression que c’est une autre qui l’a écrit…



L’écriture au quotidien 


Décris-nous comment tu aimerais écrire (rythme, journée type…) 


Non pas comme j’aimerai écrire, mais comme j’écris.

Avec un ordinateur, sur un bureau le moins possible encombré. Le matin vers 7h, jusque 10h30 environ (c’est plus souvent jusque midi) Relecture l’après-midi et documentation sur un autre bureau, uniquement dédié à la doc.



Malheureusement la réalité 


La réalité, c’est mon roman, le reste n’est que fioritures. Les obstacles sont ceux de tous les écrivains c’est-à-dire les nécessités de l’existence… Courses, toilette, ménage, enfin des trucs cons qui ne servent pas à grand-chose. Je sais que je dois écrire tous les jours, comme un ouvrier, un tâcheron. Jamais de problème avec la page blanche. D’ailleurs une page blanche qu’est ce que c’est ? Ma page est pleine dès lors que je me lève. J’ai rêvé mon histoire.

NB : Je sais toujours, à 5 ou 6 pages près, combien mon roman va faire de pages. Mes chapitres ont toujours la même longueur. Pour moi, l’écriture s’apparente plus à une discipline qu’à une aventure lyrique débridée. Certains « font » du yoga, de la gym, de la course. Moi, j’écris. C’est tout.


Votre partie préférée 


Le point final. C’est un soulagement. Ma mémoire, mon mental vont pouvoir souffler (parfois jusqu’à trois jours…) J’ai souvenance d’un écrivain américain de la belle époque, 19° siècle, qui postait son manuscrit un matin à son éditeur. Il partait travailler (assurer l’alimentaire) et le lendemain au lever du jour, il taillait ses crayons et commençait la première page de son nouveau roman. Pour moi, c’est un peu cela. J’ai le titre en tête. Il est sur ma première page. Le sujet, toujours un peu costaud, invite au préambule que je rédige de suite afin que le lecteur sache à quoi s’attendre. Cela me permet aussi de ne pas m’étendre hors sujet. La première scène doit marquer les esprits, happer le lecteur dès la première page…


Votre technique de relecture/correction 


Lire et relire, tous les jours ce que vous avez écrit la veille ou le matin. Être drastiquement intolérant sur les adverbes, les répétitions, les mots trop ordinaires, l’orthographe, la musique des mots, des phrases, qui doit être harmonieuse. Ne pas hésiter à forcer le tempo. Faire du dense et du cohérent en accord avec ma nature profonde. Être vrai, sinon cela ne passe pas.


Anecdote liée à l’écriture.


Ce qui me marque ce sont les émotions. La lettre d’un lecteur ou d’une lectrice, quelqu’un qui me reconnaît dans la rue et s’identifie à mes héros. Ils sont parfois encore plus fous que moi mes lecteurs ! Les moments aussi où je m’aperçois que ma fiction rejoint une réalité non découverte et pourtant bien vivante… Comme lorsque « Clara » rencontre à Toulouse le grand’père de Michel de Nostredame tout nouvellement converti… Comme lorsque je découvre que Jacques Cœur venait réellement à Toulouse tous les ans, comment il avait connaissance d’un cartographe portugais d’origine vénitienne, qui ferait découvrir l’Amérique à son gendre en devenir : Christophe Colomb… Comment en suis-je arrivée là ? Je ne sais pas.




Merci Christine !

mardi 18 septembre 2018

L'écriture... et Selena Dubh




Aujourd'hui, je vous présente : Selena Dubh.



✘ Travail à côté : oui, je travaille dans un Musée d’art et d’histoire en tant qu’assistante de direction. C’est un boulot très varié, bien loin de l’idée que l’on se fait d’un secrétariat classique. Participer à l’élaboration d’expositions, préparer des animations originales pour les journées portes ouvertes, relire des articles de catalogues, agrémentent le côté plus classique de la profession.
☐ Entièrement dévouée à l’écriture



Comment as-tu commencé à écrire ? 


J’écris depuis que je suis en âge de le faire. J’ai toujours aimé la musique des mots et le plaisir de les partager. En plus je suis de la génération où on envoyait encore des lettres. J’en ai écrit pas mal… Mais en plus du plaisir d’inventer des histoires et de les partager, l’écriture est aussi un moyen de « décharger » des émotions, « exociser » des moments difficiles..


 

Dernières publications  



Je n’ai pour l’instant publié qu’une nouvelle chez Something Else Edition, dans la collection « Blunt » qui a pour titre Résurrection.

Mais j’ai en cours un projet qui si tout se passe bien devrait sortir en octobre et deux autres romans en cours d’écriture.






Relirais-tu ton premier roman / première nouvelle ? 


Pourquoi pas ?



L’écriture au quotidien 


Décris-nous comment tu aimerais écrire (rythme, journée type…) 


Je rêverais d’avoir une jolie maison dans la campagne bretonne ou dans le sud, avec une pièce dédiée à l’écriture profitant d’une belle vue sur un jardin fleuri ou un bois et que les mots coulent sans efforts. Je travaillerais alors en profitant de la vue deux heures en matinées et un peu plus l’après-midi, avant d’aller faire une petite balade en fin de journée pour me détendre.



Malheureusement la réalité 


coin bureau où, devant mon clavier et si l’inspiration vient, je suis partie, je dirais presque en mode automatique.

Et comme tout le monde, je suis souvent rattrapée par le quotidien. Le facteur qui sonne à la porte au beau milieu d’une scène cruciale, les chats qui s’installent sur le clavier, le repas à préparer sont autant d’obstacles à surmonter…

J’ai par contre la chance de travailler avec une éditrice qui ne me presse pas, je peux donc avancer à mon rythme et c’est un véritable luxe.


Votre partie préférée 


Ma partie préférée c’est quand je pense avoir réussi à faire passer l’émotion, le sentiment que je veux mettre dans une scène.


Votre technique de relecture/correction 


Je fais appel à l’équipe ! J’ai quelques personnes de confiances qui font office de beta-lecteurs et repèrent les incohérences, les précisions à apporter, les passages à retravailler. Pour le reste, je reprends encore et encore le manuscrit pour traquer un maximum de coquille. J’utilise également le correcteur Antidote qui est assez performant même si ça reste un programme pas tout à fait infaillible.


Anecdote liée à l’écriture.


Je dirais ma première rencontre avec le monde de l’édition. Une amie m’a encouragée à proposer une histoire dans le cadre d’un appel à texte. Mon contact dans la maison d’édition a trouvé ce récit intéressant à condition de le retravailler. Je l’ai donc modifié sans trop y croire, je dois bien l’avouer, mais contrairement à ce que je pensais il a été sélectionné et l’aventure a commencé.




Merci Selena, et on croise les doigts pour que tes projets se concrétisent !

lundi 17 septembre 2018

L'écriture... et Marie Lerouge





Aujourd'hui, je vous présente : Marie Lerouge.

Curieuse insatiable et globetrotteuse passionnée, Marie Lerouge est devenue journaliste dans une première vie. Trois enfants et de nombreux déménagements plus tard, cette amoureuse des mots désormais fixée à Paris, laisse son imagination déborder dans l’écriture de romances nourries de ses rencontres et de ses voyages.




Dis-moi, d'où viens ton pseudo ?
Je publie sous le pseudo de Marie Lerouge, composé à partir de la moitié de mon prénom officiel (celle que je n’utilise pas dans la vraie vie) et du patronyme d’un grand-père qui, depuis son jardin, m’a appris à observer la vie et à apprécier la beauté de la nature. J’ai eu la chance de pouvoir concilier mes deux passions : l’écriture et le voyage, en devenant journaliste.

☐ Travail à côté
☐ Entièrement dévouée à l’écriture. Un peu trop selon mon entourage. C’est une passion, voire une nécessité, à la fois dévorante et chronophage.



Comment as-tu commencé à écrire ? 


Bah, ça remonte à tellement loin 😉 que je préfère répondre : depuis toujours, mais je ne suis publiée que depuis 2011. Entre temps, des tas de manuscrits se sont accumulés dans mes tiroirs puis dans la mémoire de mes ordis chéris successifs.


 

Dernières publications  



HOROSCOPES ET PEINES DE COEUR : une romance feel good aux Editions du 38

HAPPY SOLO : une romance feel good chez Nisha Editions






Relirais-tu ton premier roman / première nouvelle ? 


J’ai eu l’occasion récemment de relire UN MARIAGE SI SIMPLE, mon premier roman édité en 2011 chez Amorosa, car il vient d’être republié par Prisma, et je l’ai redécouvert avec émotion. Presque à me demander si c’était moi qui l’avais écrit.



L’écriture au quotidien 


Décris-nous comment tu aimerais écrire (rythme, journée type…) 


L’idéal est de disposer d’une journée entière au calme et sans être dérangée. Je commence par écrire au lit, l’ordi posé sur le coussin spécial made in Ikea. Je continue d’écrire virtuellement sous la douche. Je m’installe à ma table qui m’offre une vue sur la mer (je sais, j’ai une chance folle), en Bretagne, ou sur un mur, à Paris. Je « tapote » (dixit l’Homme) sans voir le temps passer et en oubliant l’heure des repas. Je survis en buvant du thé et en grignotant du chocolat noir.



Malheureusement la réalité 


L’Homme qui tient absolument à m’arracher à mon ordinateur pour me faire « prendre l’air » ; la copine qui m’appelle pour faire du « longe-côte » (marcher dans la mer froide) avec elle ; le frigo qui crie famine…


Votre partie préférée 


Le premier chapitre parce qu’il coule tout seul (en fait, j’ai un dossier bourré de premiers chapitres sans suite) et le dernier chapitre parce que je suis pressée d’en finir avec le roman en cours pour passer au suivant dont j’ai déjà le premier chapitre en tête. Entre les deux, c’est aux personnages de voir comment ils se débrouillent pour faire coller le début et la fin.


Votre technique de relecture/correction 


Comme je suis perfectionniste et angoissée, je reviens sans cesse en arrière pour traquer les fautes, les incohérences, les répétitions, les lourdeurs… Jusqu’à l’indigestion. Mon dernier manuscrit terminé, j’ai fait appel, pour la première fois de ma vie de romancière, à des bêta lectrices. A la suite de leurs judicieuses remarques, j’ai passé un temps fou à retravailler l’intrigue et les personnages. Ces regards extérieurs m’ont ouvert les yeux sur mes failles et mes défauts.


Anecdote liée à l’écriture.


En mars dernier, à l’occasion d’une soirée d’éditeur à Livre Paris, une jeune blogueuse (si elle se reconnaît, je l’embrasse) a cru me faire un compliment en s’étonnant qu’à mon âge (je bénéficie du tarif senior dans certains cinémas) je pouvais écrire de la romance. Depuis, je me demande si je ne devrais pas me lancer dans un autre genre 😉 La littérature jeunesse, par exemple.




Merci Marie, et que les pingouins soient avec toi 😉

jeudi 13 septembre 2018

L'écriture ... Et Julie Derussy




Aujourd'hui,  Julie Derussy / Jane Deer va vous tenir compagnie :
J’ai grandi dans le Nord, au milieu de mes frères et sœurs, des chats et des livres. Raconteuse volage, j’aime déshabiller mes personnages, leur faire vivre des aventures terribles et des amours douloureuses. Parfois, il arrive quand même que tout finisse bien.

J’ai publié de nombreuses nouvelles érotiques aux Éditions de la Musardine, L’ivre-Book et Dominique Leroy, et un roman de fantasy, Chasseuse de cristaux, aux Éditions du 38.

Par ailleurs, je suis directrice de la collection L’ivre des sens des éditions L’ivre-Book. Vous pouvez m’adresser vos récits érotiques (50 000 signes minimum) à l’adresse suivante : julie.derussy@gmail.com. Et je m’occupe aussi des novellas de la Collection Paulette !

Ce blog est illustré par Denis, dessinateur professionnel, ainsi que par mes sœurs, Marion (l’auteure de la fée du logo) et Pauline. Ma jeune nièce, AI yuso, participe également à ce joyeux déballage de talent…

✘ Travail à côté : prof
☐ Entièrement dévouée à l’écriture



Comment as-tu commencé à écrire ? 


Il y a une dizaine d’années.


 

 

Dernières publications  



En romance, sous le nom de Jane Deer, Sunlight Melody et Moonlight Song.






Relirais-tu ton premier roman / première nouvelle ? 


J’ai relu mon premier roman récemment. On peut lui trouver plein de défauts, certains qu’on retrouvera dans mes écrits récents, tandis que sur d’autres plans, j’ai évolué. En tout cas, Chasseuse de cristaux garde une place spéciale dans mon cœur.



L’écriture au quotidien 


Décris-nous comment tu aimerais écrire (rythme, journée type…) 


Je me donne souvent des objectifs : par exemple, écrire 2000 mots par jour. Le but est d’écrire régulièrement.



Malheureusement la réalité 


En général, quand je n’ai pas atteint mes objectifs pour une raison x ou y (fatigue, problème personnel…), je me rattrape dans les jours qui suivent.


Votre partie préférée 


J’aime les scènes sensuelles, qui sont souvent l’occasion d’un flux d’inspiration. Le plus complexe : trouver une fin percutante. Pas seulement une résolution de l’intrigue, mais une conclusion qui puisse marquer le lecteur. Parfois, je l’écris avant le reste, mais parfois, je sèche. Dans ce cas, mieux vaut attendre un peu, ou demander un avis extérieur.


Votre technique de relecture/correction 


Laisser reposer, comme une pâte à gâteau. Et se relire, encore et encore.


Anecdote liée à l’écriture.


Comment Julie Derussy est devenue Jane Deer : j’ai eu envie de reprendre un scénario très classique de romance, un homme d’affaires qui rencontre une call girl. Du coup, j’ai pris un pseudo aux sonorités américaines, qui est habituel pour ce genre.

Mais en rédigeant mon roman, je me suis rendu compte que mon histoire n’était pas si classique que ça… En fait, Jane Deer, c’est toujours Julie Derussy. L’une ne peut pas renier l’autre, et j’assume toutes les facettes de ma personnalité d’écrivaine. J’aime autant la romance que le suspense ou la fantasy !




Merci Julie pour tes réponses

mardi 11 septembre 2018

L'écriture... et Lucille Rybacki





Aujourd'hui, je vous présente : Lucille Rybacki.




✘ Travail à côté (Même si pour l’instant je ne peux pas travailler, je n’envisage pas de me concentrer uniquement à l’écriture.)
☐ Entièrement dévouée à l’écriture



Comment as-tu commencé à écrire ? 


Eh bien de base, je détestais écrire et lire. Pourtant vers mes 13-14 ans, la couverture d’une série littéraire de fantasy (très connue à l’époque) a retenu mon attention, alors je me suis lancée et depuis, je n’ai jamais cessé de lire ! Je me suis mise ensuite à écrire des fanfictions sur des films que j’aimais, avant de me lancer sur mon premier roman. Ce livre est devenu par la suite mon principal objectif, surtout à mes 16 ans, quand j’ai dû abandonner tous mes projets à cause d’un problème de santé assez sérieux. Cela occupait mon esprit, et me permettait donc de m’évader et d’oublier mes soucis.


 

Dernières publications  



L’Intégrale de la série « Reflet d’Encre », publiée chez Nutty Sheep Editions. Fantastique.

Et les deux premiers tomes de ma trilogie « Le Souffle des Anges », publiée chez Something Else Editions. Fantastique.






Relirais-tu ton premier roman / première nouvelle ? 


En fait, mon premier roman est une version très… mal écrite du « Souffle des Anges ». Il n’avait pas encore ce titre, et l’intrigue était différente. Je le relirais seulement pour rire, tellement mon niveau en orthographe et en conjugaison était mauvais. Sans parler de l’histoire, qui était pleine d’incohérences.



L’écriture au quotidien 


Décris-nous comment tu aimerais écrire (rythme, journée type…) 


De plusieurs façons ! J’aimerai écrire surtout la nuit, en fait. J’aurais l’impression d’être davantage dans l’ambiance de mes romans, qui ont un univers assez sombre. Ou alors, avoir l’occasion d’écrire toute la journée, en étant happée par mon histoire sans devoir m’interrompre. En fond, je ferais tourner un album de l’un des groupes que je préfère et surtout, j’insisterai auprès de mes proches pour ne pas être dérangée. Encore mieux, aller écrire dehors, comme je vis dans une ville assez touristique avec de beaux monuments et paysages. Et le top du top, écrire sans ressentir de douleur ! Là, je crois que ça serait idéal : la meilleure façon d’écrire pour moi.



Malheureusement la réalité 


Malheureusement, en ce moment je peine un peu à écrire. Je ne suis vraiment pas organisée, j’écris quand j’en ai envie, ce qui fait que des fois, mes histoires stagnent depuis plusieurs semaines sans que je n’ai réussi à avancer de ne serait-ce qu’un ou deux paragraphes. Je parlais d’écrire la nuit, seulement, à cause de certains traitements, il m’arrive de m’endormir très tôt, donc c’est vraiment infaisable. J’ai dû mal à rester concentrer sur mon histoire, souvent parce que j’ai d’autres choses à faire, des imprévus et du coup… L’inspiration passe. Quant à rejoindre l’extérieur pour écrire, une fois encore, c’est difficile puisque je suis souvent dans le coltard… Alors je reste chez moi la plupart du temps, quand je n’ai pas d’obligations qui font que je doive sortir. J’essaie quand même de m’accrocher, parce que j’aime ça, hélas mon quotidien (comme pour beaucoup d’autres auteurs ) est loin de ressembler à celui romancier qui passe la journée dans son bureau, installé derrière son écran à boire son café, emporté par son inspiration. Dans mon cas, je m’imagine plutôt entourée de paperasserie à régler, de médicaments à prendre, et enfin de mon histoire, qui attend depuis des jours que je m’occupe d’elle lol


Votre partie préférée 


J’adore les débuts, à tel point que j’ai plein d’histoires qui n’ont pas de fin. Souvent, une idée me traverse, je me lance et ensuite… Eh bien, voilà, j’aurais écris au moins un joli début… Sinon, j’aime beaucoup les scènes de rencontre, ou alors, de dénouement, quand les personnages découvrent la vérité et que cela les chamboule aussi bien eux que les lecteurs (du moins, j’espère). J’apprécie aussi l’action, les scènes de combat avec une touche de violence, et parfois même de sensualité !


Votre technique de relecture/correction 


A part pour le premier tome du Souffle des Anges, lors de sa dernière correction seulement, je n’ai jamais eu de bêta-lectrice. Je ne suis donc pas organisée (ah bah oui, forcément, vu comment j’écris), et j’aurais tendance parfois à relire dix fois les mêmes chapitres, m’y attarder et y perdre du temps, plutôt que de relire d’abord l’intégralité du roman pour être sûre de ne pas modifier quelque chose qui va entraîner des incohérences par la suite. De toute façon, à chaque fois que j’écris un nouveau chapitre, il faut au moins que je relise les deux précédents pour me remettre dans l’ambiance. Et avec la correction, c’est un peu pareil, ce qui fait que j’y passe énormément de temps. J’aurais même tendance à ne jamais être satisfaite de ce que j’écris... Je n’ai vraiment pas de technique particulière, en fait. C’est un vrai bazar dans ma tête !


Anecdote liée à l’écriture.


Peut-être le jour où je devais envoyer mon manuscrit à un concours (Nouvelles Plumes – France Loisirs), et qu’au même moment, Word a planté et a ‘détruit’ partiellement le fichier ? Oui, ça c’est pour l’épisode angoissant de la vie d’un écrivain. Sinon, j’en ai plusieurs, comme tout ce qui concerne les dédicaces et les rencontre avec les lecteurs. Savoir que des gens prennent votre histoire au sérieux, parlent de vos personnages comme s’ils étaient réels… C’est juste wouah ! Ensuite, il y a aussi tout ce qui concerne les rencontres/amitiés que l’on fait dans ce milieu, certaines marquent plus que d’autres et vous poussent à avancer, à vous motiver pour ne rien lâcher. Il y a vraiment beaucoup de choses qui me touchent depuis que je me suis lancée dans l’écriture, et même si c’est une aventure qui n’est pas de tout repos (comme la recherche d’une maison d’édition qui peut être parfois déprimante), je ne regrette pas de m’être lancée. Pour finir, dernièrement, un membre de ma famille m’a contacté pour dire qu’il avait vu une jeune femme lire mon roman tandis qu’elle patientait avec elle quelque part. Ce n’est peut-être rien mais… Si on m’avait dit il y a dix ans que non loin de chez mois, des lecteurs allaient découvrir mes histoires, publiée chez un éditeur… Je n’y aurais pas cru ! Je pense que c’est ça qui me marque le plus dans ma vie d’écrivain : prendre davantage conscience certains jours que ce rêve que je ne pensais jamais atteindre, est devenu réalité.




Merci Lucille pour tes réponses !